persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 6 novembre 2017

Les spoliations dont a été victime l'Eglise de France à la révolution et en 1905
ont eu une conséquence bénéfique, c'est étrange à dire mais c'est comme ça :
grâce à ce vol institutionnel, l'Eglise, dans notre pays, est pauvre.
Elle a dû recommencer deux fois à zéro, et ne peut vivre de ses rentes.
Elle ne subsiste, littéralement, que grâce à la charité des chrétiens qui la fréquentent.
C'est une protection fantastique contre la tentation
d'avoir des "chrétiens professionnels", largement rémunérés par l'Eglise
parce qu'ils travaillent pour elle, que ce soit dans la liturgie ou les services diocésains, 
avec toutes les dérives de pharisaïsme, de jalousies et de veulerie que ça comporte.

dimanche 5 novembre 2017

Il y a un grand nombre de maisons qu'on me demande de bénir
parce qu'il s'y déroule des phénomènes paranormaux qui effraient leurs habitants.
Sans foi en Jésus Christ et sans pratique, on laisse le champ libre aux esprits mauvais.
On a oublié ce qu'était le monde avant le christianisme, 
mais là où celui-ci a quasiment disparu, on se rend compte qu'il était effrayant.

samedi 4 novembre 2017

Peu de compétences sont nécessaires pour vivre en chrétien,
mais une est indispensable : l'humilité.
Heureusement, ce n'est pas une qualité mais une vertu,
ce qui signifie que tout le monde peut l'obtenir et la travailler. 
C'est n'est ni une question de caractère ni un don inné.

vendredi 3 novembre 2017

Si, en dehors de ton "travail", tu est totalement désoeuvré et ne sais pas quoi faire,
alors il y a un problème.
Par "travail", j'entends un boulot, s'occuper des autres ou vivre ta vocation.
Dieu nous a créés pour nous-même, pas seulement pour être des instruments
à son service ou au service des autres ou du dieu travail.
Alors, s'il est juste et bon d'effectuer ce service une bonne partie de notre temps,
il faut aussi savoir juste apprécier sa vie pour ce qu'elle est de temps en temps,
pour se ressourcer, se retrouver et aussi trouver le temps de l'action de grâce,
de l'étude, du repos physique et psychologique ou de la prière.
Comment saurai-je quelle est la juste mesure de l'amour du prochain, 
si je suis totalement incapable de savoir m'occuper, gratuitement, de moi-même ?

jeudi 2 novembre 2017

S'il suffisait de mourir pour devenir saint,
on n'aurait pas besoin de faire un jour la fête des saints et le lendemain celle des morts.
Dieu seul est saint, et seuls ceux qui vivent collés à ses volontés sur cette terre 
seront réunis à Lui au ciel et mériteront ce titre à leur tour.

mercredi 1 novembre 2017

Jésus ne s'est jamais énervé contre les pécheurs,
mais souvent contre les "hommes de Dieu",
du moins ceux qui ne vivaient pas ce qu'ils prêchaient,
qui détournaient la parole de Dieu à leur profit
ou qui se remplissaient les poches en profitant de la foi du peuple.
Du coup, ils ont décidé sa perte.
Le pape François n'a jamais fustigé les pécheurs,
mais souvent les hommes de Dieu,
du moins ceux qui agissent de la même façon que les ennemis du Christ.
À même action, même réaction :
rien d'étonnant à ce qu'ils veuillent se débarasser de lui, 
comme leurs pères avant eux l'ont fait avec Jésus.

mardi 31 octobre 2017

C'est essentiel de prendre du temps pour Dieu, chaque jour.
Après tout, on est censés l'aimer par-dessus tout, non ?
Seulement voilà, depuis Jésus, on sait que prendre du temps pour Dieu
c'est aussi prendre du temps pour aimer son prochain.
Alors si, quand tu es en train de prier, quelqu'un a vraiment besoin de toi,
n'hésite pas : aimer Dieu par dessus-tout ou aimer son prochain comme soi-même, 
c'est le même commandement.

lundi 30 octobre 2017

En Français, il est d'autant plus facile de confondre l'amour avec l'instinct
qu'on dit "j'aime" chaque fois qu'on devrait dire "ça me plait".
Du coup, on pense spontanément que l'amour c'est quand quelqu'un me plait,
et pas nécessairement quand je traite quelqu'un avec bonté, miséricorde,
bienveillance, compassion, magnanimité, générosité ou équité.
Certains vont même jusqu'à penser que si mon instinct n'est pas titillé,
alors il n'y a pas d'amour mais que c'est de l'hypocrisie.
C'est drôle, parce que l'amour est, au contraire, la force qui surpasse l'instinct,
pour aimer les autres non pas comme je le ressens, mais comme je le dois,
parce que nous sommes tous frères et soeurs en Dieu 
et qu'on traite bien son propre sang et sa propre chair.

dimanche 29 octobre 2017

L'amour rend dépendant.
Il rend vulnérable.
Il rend sensible.
Il rend responsable.
Il révèle nos imperfections et nos limites.
Mais il rend aussi fort.
Il rend courageux.
Il rend meilleur.
Il rend humain.
Il révèle des capacités dont on ne soupçonnait pas l'existence.
Alors, ça vaut la peine ou bien ?
Eh bien, quand on l'a connu, pour dire les choses simplement,
on découvre que rien d'autre que ça ne vaut vraiment la peine, au fond. 
Ça répond à la question ?

samedi 28 octobre 2017

Si l'intégralité de l'humanité décidait d'aimer Dieu par-dessus tout
et si on décidait sérieusement de tous s'aimer les uns les autres,
tous les problèmes qui nous écrasent disparaitraient comme par enchantement.
Sur terre, c'est une vue de l'esprit.
Mais au ciel, ça deviendra réalité. 
Notre royaume n'est pas de ce monde.

vendredi 27 octobre 2017

Quand on voit des soldats honorés par la France, plein de médailles, en beaux habits,
dans des défilés ou à des places prestigieuses, on pourrait être tentés de les envier,
parce qu'on ne voit que l'aspect brillant de leur fonction.
Mais pour en arriver là, il faut être passé par la sueur et le sang,
par des douleurs, des pertes éprouvantes, la peur, la souffrance et la peine,
les nuits de cauchemards et de sueurs froides et les séquelles à porter toute leur vie.
Ça me fait penser aux prêtres dont on peut penser, lors de belles célébrations,
qu'ils ont bien de la chance d'être aux meilleures places, revêtus d'habits magnifiques,
honorés par tous et traités comme des gens importants et délicats.
On oublie le temps douloureux du séminaire, les nuits de prière et de jeûne,
le renoncement à une famille, à des enfants et à une situation,
le mépris, le rejet et l'exigence auxquels ils sont confrontés bien souvent,
le sentiment d'impuissance constant, l'impression fréquente d'être un usurpateur,
la souffrance de notre inutilité et la remise en question permanente de nos actions.
Je ne me plains pas, je ne laisserais ma place pour rien au monde. 
Mais il faut se garder d'envier ce qui brille, quand on n'a pas vécu ce que ça a coûté.

jeudi 26 octobre 2017

Les prêtres sont souvent les témoins de l'oeuvre du péché dans l'humanité,
du désamour envers Dieu, de la peur et de la méfiance à son encontre,
des trahisons, des faiblesses et de la tiédeur envers le Christ et ses enseignements.
Mais nous sommes aussi les témoins privilégiés de retours à Dieu
dans lesquels nous ne sommes bien souvent pour rien du tout,
de grâces exceptionnelles et même, à l'occasion, de miracles purs et durs. 
Nos sommes les témoins du pire mais aussi du meilleur de l'humanité, et ça, 
ça vaut toutes les peines du monde.

mercredi 25 octobre 2017

Si l'humanité n'avait jamais accepté de remettre en cause ce qu'elle tenait pour acquis, 
nous en serions toujours à chasser des animaux à coups de gourdins pour vivre.

mardi 24 octobre 2017

Les catholiques, dont le nom signifie "universels", devraient être conscients
que la question religieuse ne saurait être confinée à l'intime et au secret de la personne,
mais qu'elle concerne tout être humain et devrait donc avoir droit au chapitre, à ce titre,
dans l'espace public au même titre que la sacro-sainte laïcité ou que la politique,
que la santé ou les sciences, l'économie ou la philosophie.
Comment un thème universel peut-il être considéré comme privé
et par conséquent interdit d'expression dans l'espace public ?
Pour ne pas vexer ceux qui ne croient en rien ?
Je ne vois pas au nom de quoi leur foi en rien devrait être respectée 
plus que la foi en Dieu de ceux qui ne pensent pas comme eux.

lundi 23 octobre 2017

On n'a pas nécessairement besoin de mourir pour rencontrer Dieu.
Par le baptême, on devient prophète, autrement dit on acquiert la capacité de l'entendre,
et on devient prêtre, autrement dit on a la certitude qu'il nous écoute.
Il n'y a donc aucune urgence à aller le rencontrer dans l'au-delà 
quand on peut parfaitement le fréquenter dès ici-bas
même si, bien entendu, être en plénitude avec lui sera une joie incommensurable !

dimanche 22 octobre 2017

Je pense que, pour être tout excité et impatient à l'idée d'une fin du monde prochaine,
il faut être surmené ou épuisé moralement ou mentalement.
On peut alors la considérer comme une source de repos définitif,
comme la fin des difficultés ou des ennuis dans notre vie.
Oh, bien sûr, on ne présentera pas ça comme ça, ce n'est pas très reluisant.
On parlera de récompense des justes, d'aboutissement de la foi, tout ça.
Mais quand le moral est bon et qu'on est en pleine forme,
si on peut se réjouir du retour du Christ, du jugement final et de toutes ces choses,
en revanche on n'est pas nécessairement pressé que ça arrive,
parce qu'on n'a pas besoin de ça pour aller bien.

samedi 21 octobre 2017

Il est possible qu'il y ait des gens surmenés par plaisir, par orgueil ou par ambition.
Mais il y en a aussi qui le sont parce qu'ils n'ont pas d'autre choix,
que ça soit pour des raisons de survie ou de vocation personnelle.
Certains sont appelés à donner leur vie pour les autres au sens propre,
et eux seuls peuvent juger leurs actions 
parce qu'eux seuls connaissent la raison profonde pour laquelle ils agissent ainsi.

vendredi 20 octobre 2017

Se faire avoir parce qu'on a bon coeur ?
À vue humaine, c'est un échec et il ne faut pas que ça se reproduise.
À vue surnaturelle, ça peut mener au paradis,
si on savait les risques qu'on prenait et qu'on les a assumés malgré tout,
donnant à quelqu'un sa chance d'agir bien ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. 
Alors, si échec il y a, ce n'est pas le nôtre, et il n'y a pas à en rougir.

jeudi 19 octobre 2017

Les gens qui souffrent sont souvent agressifs. 
Mais je ne sais pas si l'agressivité est toujours la conséquence d'une souffrance.

mercredi 18 octobre 2017

Autant il faut éviter l'exhibitionisme de la prière
(le Christ nous met assez en garde contre ça),
autant ne jamais montrer à personne que l'on prie n'est pas bon non plus,
pour tout chrétien et, à fortiori, pour le prêtre qui a une charge pastorale. 
Ce n'est pas une question de pharisaïsme mais de transparence.