persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 4 novembre 2018

N'aie pas peur de Dieu : ça n'a pas de sens, personne ne t'aime plus que Lui.
Mais respecte-le. 
Ce n'est pas parce qu'il t'aime qu'il faut le traiter comme un larbin. 

samedi 3 novembre 2018

L'évangile du jour, avec la remarque de Jésus sur les premières places, pose la question de l'humilité dans la vie chrétienne. Jésus n'est pas venu "pour être servi, mais pour servir". Il s'est fait "le serviteur de tous", alors qu'il est "maître et Seigneur". Lui, "de rang divin, s'est anéanti, prenant la condition de serviteur". Il enseigne que "celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur". Il lave les pieds des apôtres comme un esclave. Il refuse qu'on l'affuble de titres ronflants, il interdit à ses apôtres de divulguer qu'il est le messie, il fuit quand on veut faire de lui un roi, il est "doux et humble de coeur". Bref, en un mot comme en cent, il nous incite à prendre toujours la dernière place, lui qui donnera sa vie pour nous à une place de honte et de déchéance, de moquerie et de souffrance. 
Qu'il faille rechercher l'humilité, l'aimer et la vivre ne fait donc aucun doute. 
Cependant, il ne faudrait pas la confondre avec la fausse humilité. Celle où on dit "ah, je suis moche aujourd'hui", pour que quelqu'un nous dise "mais non, tu es superbe". Celle du léchage de bottes dans l'attente de la prise de pouvoir. Celle aussi, plus subtile, qui consiste à croire qu'on ne sait rien, qu'on ne vaut rien, qu'on ne sert à rien, alors que c'est toujours faux. 
J'en ai connu, des gens qui passent leur vie à se dénigrer, réduisant à néant l'apport dont ils pourraient faire profiter le monde, au nom d'une humilité mal comprise.
Voyons ce qu'est la véritable humilité avec saint Grégoire le grand. Inventeur, sauf erreur de ma part, du titre de "serviteur des serviteurs de Dieu" pour le pape qu'il était, resté profondément humble après avoir été élu contre sa volonté, il n'en a pas moins agi en homme qui connaissait sa mission. Il a été un chef, restaurant une Eglise tombée sous la tutelle de l'état depuis Justinien. Il combat les Lombards qui envahissent l'Italie du nord, les hérésies arienne et donatiste, il envoie Augustin de Cantorbéry évangéliser la Grande-Bretagne, il réforme l'administration pontificale, bref, à la fin de sa vie, il aura donné à l'Eglise une autorité qu'elle n'avait jamais eue, tant spirituelle que temporelle.
Aimer l'humilité ? Oui ! Ne pas se prendre pour plus que l'on est ? Bien sûr ! Mais être humble ne signifie pas être timoré, timide, frileux, silencieux ni béni-oui-oui. Ce n'est synonyme ni d'inefficacité ni d'incompétence.
Dieu t'a donné des qualités ? Fais-en profiter le monde. Puis rends lui les merci, s'il y en a. Humblement.

vendredi 2 novembre 2018

Quand on est mort, on ne peut plus ni demander pardon à Dieu de nos péchés
ni réparer ceux que l'on a commis sur terre autrement qu'en souffrant au purgatoire.
Mais les vivants, eux, peuvent intercéder pour nous, par leurs prières et leurs demandes, 
et surtout en offrant le saint sacrifice de la messe en notre faveur. 
C'est pour ça que c'est un grand acte de charité que d'offrir des messes pour les âmes du purgatoire.

jeudi 1 novembre 2018

Si on ne reconnait de quelqu'un qu'il est saint seulement après sa mort, 
parce qu'être saint signifie vivre en présence de Dieu
et qu'on ne peut le faire pleinement qu'après avoir quitté cette terre, 
en revanche il ne suffit pas d'être mort pour être déclaré saint. 
Dieu n'obligera jamais quelqu'un qui le hait
à vivre en sa présence pour l'éternité. 

mercredi 31 octobre 2018

Penser qu'en créant la division dans l'Eglise
quelqu'un puisse faire la volonté de Dieu, 
c'est oublier que "diable" signifie "diviseur". 
Ce que Jésus demande, au contraire, c'est que nous soyons "un", 
comme Lui et le Père sont "un". 

mardi 30 octobre 2018

Plus on connait Dieu de près, 
plus apparait évident le décalage 
entre ce que devrait être notre vie 
si on mettait en pratique tout ce qu'on sait
et ce que l'on fait vraiment. 
C'est là que l'on apprend vraiment, si on en doutait, 
que nous sommes pécheurs.

lundi 29 octobre 2018

Jésus a été clair : on ne peut jamais, au nom de la religion, 
refuser de faire du bien à quelqu'un. 
Rien ne justifie l'indifférence envers son prochain 
de quiconque prétend aimer Dieu. 

dimanche 28 octobre 2018

Le Christ peut intervenir dans notre vie, 
mais encore faut-il le lui demander, 
parce que, s'il est prêt à nous aider, 
il n'est, en revanche, pas interventionniste
et ne s'impose jamais là où on ne veut pas de lui. 

samedi 27 octobre 2018

Nombreux sont ceux qui ont de l'Eglise une image caricaturale :
ils croient que, quand on est chrétien, tout ce qui est rigolo est interdit, 
et que tout ce qui est pénible est obligatoire.
En réalité, tout ce qui mène au bonheur véritable et à la vie éternelle est enseigné,
et tout ce qui mène au malheur et à la mort éternelle est dénoncé clairement. 
Ensuite, chacun est parfaitement libre d'agir comme bon lui semble.
Je ne pense pas que le fait d'être informé sur les conséquences de nos actes
puisse être considéré comme une contrainte épouvantable. 

vendredi 26 octobre 2018

Aimer quelqu'un ou aimer le souvenir qu'on en a, ce n'est pas la même chose. 
On ne peut s'engager envers une personne que selon ce qu'elle est aujourd'hui, 
si on veut s'éviter de cruelles désillusions. 

jeudi 25 octobre 2018

Ne pas aimer le changement n'a rien à voir avec le fait d'être fidèle à quelqu'un ou quelque chose.
Ce n'est pas parce que quelqu'un n'aime pas les changements dans l'Eglise
(changements qui ont eu lieu en tous temps et de multiples façons depuis sa création)
qu'il y est plus fidèle que ceux qui l'adaptent aux temps et aux lieux
afin de lui permettre de continuer à délivrer, fidèlement et intégralement, 
son message et les grâce de Dieu qui lui sont associées pour tous et partout.
Tant qu'on apprécie le vin, qu'il soit jeune ou vieux, peu importe l'outre.

mercredi 24 octobre 2018

L'Eglise est missionnaire par définition, 
parce qu'elle croit qu'il n'y a pas de différence entre les peuples, 
et que nous sommes tous appelés à être frères et soeurs dans le Christ. 
Il est donc légitime d'aller annoncer à ceux qui ne le connaissent pas encore
le message d'amour universel et de paix que nous a enseigné Jésus.
Faire des différences entre les peuples ou entre les soi-disant "races"
(je le met entre guillemets parce que le terme est abusif, il n'y a qu'une race humaine, pas 36), 
c'est absolument incompatible avec l'esprit même de l'Evangile et des enseignements du Christ.

mardi 23 octobre 2018

La paix de notre siècle, enfin là où elle existe, est plus dûe à l'équilibre de la terreur
qu'à l'amour et la fraternité entre les peuples.
Alors bon, la paix c'est toujours bon à prendre, quelle que soit la façon dont on l'obtient.
Mais tout de même. 
Quelle distance entre le fait de ne pas attaquer quelqu'un par peur de se faire casser la figure,
et le fait de ne pas l'attaquer parce que je l'aime et que cet amour est réciproque et véritable !

lundi 22 octobre 2018

Quand on se dit catholique, 
les décisions d'un pape ne se jugent pas, 
elles se méditent. 

dimanche 21 octobre 2018

Quand on imagine Dieu, deux écueils nous guettent : 
l'imaginer selon le prisme de la philosophie, donc avec des attributs obligatoires : 
il doit être infini, éternel, intangible, tout-puissant, bref un moteur immobile qui régente tout. 
L'autre écueil est l'anthropomorphie, qui consiste à le voir comme un genre de super-humain :
on le voit alors sujet aux émotions, préoccupé par son plan, pleurant ou riant selon nos actions.
Pour tout dire, je pense qu'aucune représentation humaine de Dieu n'est la bonne. 
Il dépasse les concepts, les projections, les images et l'imagination la plus débridée.
D'ailleurs, si nous connaissons bien Jésus, parce que les apôtres ont vécu avec lui, 
nous ne savons de son Père que ce qu'il nous en a dit, 
c'est à dire qu'il nous aime et pas grand chose de plus. 
Et c'est la seule chose qui importe vraiment, d'ailleurs. 
Pour ce qui est de découvrir qui Il est vraiment, nous aurons toute l'éternité, 
et ça ne suffira pas à en faire le tour, mais au moins ça nous tiendra occupés. 

samedi 20 octobre 2018

Dans notre famille, surtout quand on a une famille très nombreuse, 
on prend pour acquis les gens de notre sang : on est, à priori, amis, 
même si en réalité on se connait à peine et qu'on ne sait rien de la vie les uns des autres.
Eh bien avec Dieu, c'est pareil quand on a été baptisé enfant : 
il fait partie du décor, à priori on a une certaine tendresse pour lui, 
mais souvent en réalité on ne le connait pas et on ne le fréquente pour ainsi dire jamais.
C'est dommage, dans les deux cas on perd l'occasion d'une amitié 
qui pourrait dépasser les simples liens familiaux que l'on n'a pas choisis. 

vendredi 19 octobre 2018

Être chrétien est rarement un choix : la plupart du temps, nos parents nous ont fait baptiser
alors que nous étions encore bébé ou petit, et que nous n'avions pas notre mot à dire.
Comme ils ont décidé de nous habiller, de nous nourrir, de nous éduquer, de nous vacciner etc etc
sans nous demander notre avis non plus : ils ont juste fait ce qu'ils estimaient le meilleur pour nous.
Mais ce n'est pas parce que nous ne l'avons pas décidé que ce n'est pas une grâce : 
grâce de connaître Dieu et d'être ses intimes, mieux encore, sa famille ;
grâce de savoir d'où nous venons et où nous allons, et quel est le sens de l'existence ; 
grâce d'avoir accès aux sacrements qui nous permettent une vie d'interractions avec Dieu ; 
grâce de connaître le chemin qui mène au paradis, et d'avoir les moyens de le suivre ;
grâce, enfin, de n'être forcés à rien, parce que tout est grâce, et rien ne peut être imposé
sans que nous le voulions et l'acceptions de plein gré et de bon coeur. 

jeudi 18 octobre 2018

J'aime bien saint Luc, c'est l'évangéliste le plus doux et le plus humain. 
Il devait sans doute être un excellent médecin. 

mercredi 17 octobre 2018

Chez saint Paul, "chair" ne désigne pas le corps, ce qui est charnel ou corporel, 
mais bien plutôt l'être humain en tant que soumis au péché. 
Quand il dit qu'il faut lutter contre la "chair", il ne s'agit donc pas de maltraiter son propre corps, 
mais bien plutôt de lutter contre l'influence mortifère du péché dans notre vie, 
ce qui est plus une lutte de l'esprit que du corps, d'ailleurs, parce que c'est dans l'esprit
que se fomentent les péchés que notre corps commet. 

mardi 16 octobre 2018

Être apprécié par tout le monde n'est pas, en soi, un signe de sainteté.
Le mauvais gestionnaire, qui volait l'argent de son maître en effaçant les dettes de ses débiteurs,
s'est fait plein d'amis de cette façon, et ils ne lui ont rien coûté, puisque ce n'était pas son argent.
De même, un prêtre qui brade les sacrements en les donnant à ceux qui ne peuvent les recevoir
sera loué de tous, mais pour avoir dilapidé une richesse qui ne lui appartient pas, 
et dont il n'a été que le mauvais gestionnaire, en fin de comptes.