persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 9 octobre 2022

Ça me désole un peu quand les gens qui viennent des structures d'entreprises

viennent nous expliquer à nous, les prêtres, que ce dont nous avons besoin, 

c'est de reconnaissance et de félicitations pour exister et nous épanouir.

Ce dont j'ai besoin, moi, comme prêtre, c'est que des gens s'approchent de Jésus Christ, 

le découvrent, le fréquentent, se mettent à l'aimer, et s'efforcent de le suivre

en mettant en pratique ses enseignements dans leur vie, avec l'aide d'une vie sacramentelle sérieuse. 

C'est beaucoup plus primordial que de recevoir des félicitations à la fin d'une célébration. 

samedi 8 octobre 2022

La familiarité avec Dieu, ça se comprend dans le cadre du christianisme, 

Jésus disant à ceux qui mettent en pratique ses commandements

qu'il ne les appelle plus serviteurs mais amis. 

Mais cette familiarité ne doit pas supprimer le respect dû à Dieu le Père : 

il est notre Roi, et nous sommes son peuple. 

vendredi 7 octobre 2022

Tant qu'on n'est pas capable d'être dans le secret comme on est quand quelqu'un nous voit, 

alors c'est qu'il manque quelque chose à l'honnêteté et à la cohérence de notre vie, hélas. 

jeudi 6 octobre 2022

Ah, la théorie de ce que nous devrions faire pour vivre comme des chrétiens, ça, ça va.

C'est la mise en pratique qui pèche. 

C'est dommage, parce que sans la pratique, la théorie ne sert à rien, dans aucun domaine.

mercredi 5 octobre 2022

"Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : si vous demeurez fidèles à ma parole, 

vous êtes vraiment mes disciples ; 

alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres." (Jn 8n 31-32)

Eh oui, c'est surprenant pour ceux qui ne connaissent rien au christianisme, 

mais c'est une religion de liberté, contrairement aux idées reçues. 

Mais pour le savoir, et pour l'expérimenter, il faut la vivre, et la vivre en profondeur, 

avec la pratique habituelle voire quotidienne de ses sacrements, ses prières et ses enseignements. 

Seuls ceux qui n'en connaissent rien pensent que c'est une religion faite d'obligations, 

de dogmes intolérants, de pénitences absurdes et de refus acharné d'usage de la raison. 

mardi 4 octobre 2022

Ce qui compte, pour l'équilibre des couples, 

c'est qu'ils soient bien d'accord entre eux sur la place de chacun. 

Ce n'est pas qu'ils conforment leur rôle à des idéologies qui leurs sont extérieures

et qui prétendent leur dicter leur conduite dans l'intégralité des domaines de leur vie commune.

lundi 3 octobre 2022

Je comprends la tentation des pouvoirs publics d'éliminer tout risque dans la vie de leurs administrés.

Ils ne veulent pas être tenus responsables des accidents qui peuvent arriver à tout un chacun.

C'est bien gentil, de vouloir se couvrir pour éviter les problèmes, 

mais une vie sans aucun risque, sans le droit de prendre personnellement ses responsabilités, 

ce n'est pas une vie. 

Ce n'est pas parce que les responsables politiques ont des tentations paternalistes

que l'on doit passer toute notre vie comme si on était des enfants en bas âge, 

tenus pour incapables d'assumer leurs choix et de mener leur vie comme ils l'entendent.

dimanche 2 octobre 2022

En amour, il n'y a pas de place pour les mathématiques, ni pour les tenues de comptes. 

Par contre il y a de la place pour la souveraineté de nos choix, 

sans laquelle il serait impossible d'avoir de la gratuité. 

samedi 1 octobre 2022

            Nous fêtons aujourd'hui sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, de son nom de religion complet. Elle est, à mon avis, et si tant est qu'il soit judicieux d'établir un classement, la sainte la plus essentielle de la fin du XIXème siècle. En effet, l'Église était encore un peu teintée, par endroits, de restes de jansénisme, qui confondait humiliation et sanctification, dureté de vie et volonté de Dieu, vie religieuse et christianisme. On pensait encore, de façon courante que, pour devenir saint, il était impératif de passer par la vie religieuse, et que la sainteté était réservée aux héros de la foi, mais absolument hors de portée du baptisé lambda. Et plus un supérieur était dur, exigeant et inflexible envers sa communauté, plus il les aidait à se purifier pour devenir saints. C'est dans cette ambiance froide et austère que s'est développée la petite rose enjouée de Dieu, la petite Thérèse souvent dépassée, alors qu'elle était enfant, par un enthousiasme et une affectivité envers la Vierge Marie et envers Jésus à la limite de l'exubérance. Ayant le projet de consacrer sa vie à Dieu, elle n'a de cesse de parvenir à entrer en religion. Et là, malgré ou peut-être grâce à ses limites, elle fait le ménage à elle seule dans la façon de voir la relation à Dieu, toute empreinte de formalisme et de dureté, et elle lui rend l'insouciance joyeuse qui a marqué la naissance du christianisme, quand Jésus n'appelait plus ses apôtres serviteurs mais amis, quand il prenait des petits enfants dans les bras pour les embrasser, quand il allait, tout simplement, manger et dormir chez les uns et les autres, sans faire de façons et sans rien exiger. 

            Pour elle, le chemin à suivre pour vivre l'évangile est d'une simplicité déconcertante : il faut aimer, c'est tout. Aimer Dieu, qu'elle suit de l'enfance à la croix déjà dans son nom de religion. Et qu'elle va suivre aussi dans le chemin de sa vocation, parce que ce qui est remarquable avec elle, c'est qu'elle aura, en très peu d'années, suivi Jésus pour ainsi dire dans sa propre vie. Enfant, elle aime et suit Jésus enfant. Mais sur la fin de sa vie, elle perd, de son propre aveu, la Foi. Quand Jésus criera "mon Dieu, mon Dieu ! Pourquoi m'as-tu abandonné" sur la croix, elle pourra en dire autant, elle qui est dépouillée de ce qui était la boussole de sa vie depuis toujours. Elle avait la curiosité de comprendre les athées, au début de sa vie religieuse. Cette curiosité sera comblée au-delà de ce qu'elle en attendait. Et c'est là qu'intervient la deuxième partie de ce qu'elle nous a transmis par sa vie. Aujourd'hui, le monde cherche, dans l'expérience religieuse, un ressenti, une émotion, un frisson qui constitue, en soi, le coeur de leur recherche. Certains considèrent même que, sans ces sensations, la foi ne serait qu'hypocrisie. Quelle erreur funeste, qui confond la recherche de soi avec la recherche de Dieu, les émotions avec la vérité, le retour sur investissement avec la gratuité de l'amour ! Chez la petite Thérèse, rien de tel. Elle a la Foi ? Elle la vit joyeusement, dans l'objectivité du don de soi par la vie religieuse, les temps d'adoration, qu'elle y dorme ou pas, la vie liturgique, la pauvreté, la chasteté et l'obéissance, et les petits gestes discrets d'amour du prochain, comme quand elle s'asseoit systématiquement à côté de la soeur qui a mauvaise haleine et que personne ne supporte à cause de ça. Elle n'a plus la Foi ? Elle continue, sans sourciller, à suivre la même route, sur laquelle elle est pourtant désormais aveugle et sourde, mais pas boiteuse pour autant. Elle "continue à faire comme si", parce que même si elle ne ressent plus rien, elle sait, au fond de son coeur, que c'est le chemin du Salut, et que sa persévérance est plus importante que ses émotions. 

            Ô Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, intercède pour nous, pour notre monde si superficiel, si tourné vers lui-même qu'il en oublie le bon Dieu, si perdu qu'il confond religion et recherche du bien-être spirituel. Guide-nous sur le chemin du Salut que tu as suivi ta vie entière : le don de soi à Dieu et à ceux que nous aimons, les yeux tournées vers le Christ, notre Sauveur.

vendredi 30 septembre 2022

Ceux qui méprisent les religions méprisent souvent aussi les hommes du passé. 

Ils pensent que les sociétés passées n'étaient religieuses (c'est à dire stupides, à leurs yeux) 

qu'à cause d'une présumée incapacité à formuler des pensées de type scientifique.

Je ne crois pas qu'un homme d'il y a 2.000, 10.000 ou 100.000 ans était plus bête qu'aujourd'hui, 

ou incapable de toute pensée mathématique ou logique. 

S'ils étaient plus globalement religieux qu'aujourd'hui, c'est dû à mon sens

plus à cause de leur connection à la nature réelle du monde qu'à une quelconque stupidité.

Eux ne vivaient pas dans un monde tellement coupé des réalités les plus évidentes

que certains de nos contemporains ne sont même plus capables de savoir faire la différence

entre un homme et une femme, et considèrent honteux un savoir aussi basique que celui-ci.

jeudi 29 septembre 2022

On sait que Dieu a un faible pour les petits, pour ceux qui souffrent injustement, pour les pauvres, 

pour ceux que personne n'aime, qui sont seuls, abandonnés ou méprisés.

Ça ne me choque pas que Dieu ait des chouchous. 

Après tout, nous avons tous des personnes que nous préférons, je ne vois rien de mal à ça.

Il me semble même tout à fait juste qu'il aime d'un amour préférentiel 

ceux qui en ont le plus besoin ou qui sont le plus privés de l'amour humain.

mercredi 28 septembre 2022

Il y a des croyants qui n'aiment pas tellement se faire reprocher leurs péchés pendant les homélies, 

et qui se sentent agressés ou humiliés personnellement par le prêtre.

Celui-ci se contente pourtant de transmettre la Parole de Dieu telle qu'elle est, 

sans la moindre intention de viser qui que ce soit en particulier, dans l'immense majorité des cas.

Et même, quand on sait que ça concernerait une personne présente aux péchés connus de tous,

on s'efforce d'être aussi délicats que possible, voire d'attendre un autre jour pour faire une remarque,

afin de ne blesser personne, ou en tous cas pas en le faisant exprès, dans la mesure du possible.

Si les pécheurs que nous sommes tous craignent les reproches d'un pauvre prédicateur, 

qu'est-ce que ça sera quand nous entendront exactement la même chose 

de la bouche du Dieu Vivant lui-même !

mardi 27 septembre 2022

Lors des sacrements, le prêtre laisse le Christ se servir de lui pour nous donner sa grâce.

Il prête son corps au Christ, d'une certaine façon, comme on prêterait sa maison.

C'est pour cette raison qu'il doit être aussi propre et rangé que possible, spirituellement parlant.

Recevoir le Christ dans un corps soumis aux désordres du péché 

serait une bien pauvre façon de le recevoir lorsqu'il vient parmi nous pour nous donner son Salut.

lundi 26 septembre 2022

Je l'ai déjà dit, mais je le répète : avoir des bonnes idées pour les autres, c'est facile.

On en est tous capables, parce que ça ne coûte rien.

Que celui qui a de bonnes idées les mette donc lui-même en pratique, 

ou qu'il les garde pour lui et qu'il se taise. 

dimanche 25 septembre 2022

J'ai remarqué qu'il pouvait être tentant, pour les personnes qui n'ont pas suivi d'études théologiques, 

de s'en tenir, pour l'interprétation des écritures, à celle que leur a donné tel ou tel prêtre, 

ou qu'ils ont lu dans un missel commenté ou dans des écrits de saints ou de théologie.

La Parole de Dieu est vivante. Elle ne saurait être confinée à n'avoir qu'un seul sens, 

à ne dire qu'une seule chose, qui devrait convenir à tous les temps et toutes les cultures

sans aucune nécessité d'interprétation, d'explications diverses ou d'angles de vue différents.

Ce qui fait sa richesse, c'est justement son extraordinaire plasticité : 

elle parle à chacun de nous, personnellement, et nous touche différemment selon 

notre état de vie, notre avancement sur le chemin de la vie spirituelle, ou notre humeur actuelle.

Ainsi, il n'est pas rare, à qui les lit fréquemment, de trouver régulièrement 

des détails ou des significations qui avaient jusque là totalement échappé à leur attention.

samedi 24 septembre 2022

On a souvent plus de respect pour les lieux sacrés des autres religions, 

surtout quand ils sont dans d'autres pays,

qu'à l'intérieur de nos propres églises.

vendredi 23 septembre 2022

Pendant la messe, le prêtre n'est pas l'officiant principal, et n'a pas à l'être.

L'officiant principal, c'est Jésus Christ, le prêtre agissant "in persona Christi". 

C'est la raison pour laquelle il n'est pas question d'ajouter, enlever ou changer 

quoi que ce soit à ce qui est prévu dans le missel, 

parce que la messe n'est pas le moment du prêtre, mais du Christ. 

Le prêtre n'est que l'humble serviteur de la liturgie, pas un joyeux animateur du club med

qui raconterait toutes les improvisations qui lui passent par la tête au long de la messe.

jeudi 22 septembre 2022

Les charismes que Dieu nous donne sont des facilités pour mettre en oeuvre son dessein. 

Peu importe que ce soit ce qui nous coûte le moins, 

ça n'enlève aucun mérite au fait de les mettre en pratique. 

Ce qui compte c'est que la volonté de Dieu soit accomplie, pas la fierté que l'on en retire. 

mercredi 21 septembre 2022

Il n'est pas rare que les gens qui souffrent de troubles psychiatriques soient attirés par la religion.

Ils trouvent dans les communautés de fidèles une oreille attentive, de la compassion, 

et une éventuelle justification dans une requalification pseudo-mystique de leur problème médical.

Donner du crédit à leurs soi-disant révélations, leurs visions ou leurs attitudes exotiques

n'est pas un service à leur rendre, ni à rendre à la communauté qui ne doit pas confondre

excentricité (copiée sur ce que les gens imaginent être une attitude religieuse) et sainteté. 

Ça ne veut pas dire que les vrais mystiques n'existent pas. 

Mais ce n'est pas parce que quelqu'un en a les attitudes qu'il l'est forcément, 

et pour savoir ce qu'il en est, ça demande le discernement rationnel de théologiens confirmés, 

et pas juste un ressenti émotionnel couplé à une soif de surnaturel. 

mardi 20 septembre 2022

Si l'euthanasie est votée en France, on sait comment ça va se passer. 

Le texte de base aura plein de garde-fous, "ça sera très entouré", tout ça tout ça.

Et au fil des années, les exceptions à ces précautions prendront le pas sur le texte original, 

au point de devenir quelque chose qui sera administré avec banalité, 

et qui deviendra une solution comme une autre. 

Et le pire, c'est que la pente glissante sera justifiée par "la compassion", "la dignité", "le droit", 

sans tenir plus aucun compte de la compassion, la dignité et le droit de rester en vie.