Être sûr de Dieu, c'est une chose.
Être sûr de soi, c'en est une autre.
Lui ne peut ni se tromper, ni nous tromper,
alors que nous, on se trompe tout le temps, dans les deux sens du terme :
on fait des erreurs, et on se raconte des histoires.
Plus je vieillis, moins je comprends les gens prêts à vendre leur âme pour de l'argent.
À quoi ça peut bien servir, d'être tellement riche qu'on ne sait même plus quoi faire de ses biens,
alors que nous sommes mortels et qu'il faudra, à notre mort,
rendre compte à Dieu de la façon dont nous aurons traité les autres ?
Si, à cause de notre avidité, de notre égoïsme ou de notre radinerie,
nous avons fait à d'autres ce que nous n'aimerions pas qu'on nous fasse subir,
alors nous allons nous trouver face à un problème insurmontable.
Il n'y a pas que le purgatoire, comme alternative possible au paradis, il y a aussi l'enfer,
dont nul ne sortira jamais, pour l'éternité, selon la Parole même de Dieu.
Et si quelqu'un a abusé, méprisé ou ignoré qui que ce soit à cause de sa convoitise pour l'argent,
alors il y a un vrai danger qu'il ait troqué sa vie éternelle pour s'attacher à un trésor sans valeur.
Dès que j'entends le mot "détox", mon radar anti-arnaques passe en alerte rouge.
Notre corps n'est pas une décharge toxique qui aurait besoin d'être purifié pour devenir fonctionnel.
Dieu a fait les choses un peu mieux que ça, tout de même,
et notre corps est parfaitement capable de fonctionner et de se gérer tout seul.
Sinon, comment auraient fait toutes les générations qui nous ont précédé pour survivre,
elles qui n'avaient pas la chance de pouvoir acheter tous ces produits miracles censés nous purifier ?
On sait bien, quand on est chrétien, que devant le péché, ce qui doit nous affliger,
ce n'est pas le péché lui-même, pour répugnant et horrible qu'il puisse être,
mais bien plutôt le fait que la personne qui le commet soit en danger d'aller en enfer,
alors que c'est quelqu'un que Dieu aime, et pour lequel Jésus a donné sa vie sur la croix.
J'ai toujours pensé qu'un dieu qui aurait besoin d'être défendu par ses adorateurs
ne devait pas être si digne que ça d'être adoré, s'il n'est pas capable de se défendre tout seul.
Et s'il ne se défend pas et qu'il soit quand même vraiment Dieu, alors c'est qu'il a ses raisons.
En tous cas, il n'a pas besoin qu'on le protège comme si c'était un petit vieux perdu de la vie.
Chacun est bien libre de suivre la morale qu'il veut au cours de sa vie,
et on peut en inventer autant que la fantaisie de chacun le permet.
Seulement voilà, une morale qui mène à la résurrection dans le Royaume de Dieu
pour la vie éternelle, il n'y en a pas pléthore mais seulement une,
qui consiste à écouter les enseignements du Christ et à les mettre en pratique,
en imitant la façon dont lui-même, le premier, les a vécus.
Quand Jésus a été moqué sur la croix, il a prié son Père pour qu'il pardonne ses persécuteurs.
Quand Étienne a été lapidé, il a prié le Père de pardonner ses bourreaux.
Ça a conduit à la conversion spectaculaire de celui qui deviendra saint Paul.
Faisons de même chaque fois qu'il le faudra.
Que le Père pardonne ceux qui l'offensent, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Et qu'il fasse ce qu'il faut pour qu'ils se convertissent et qu'ils vivent, un jour, dans son Royaume.
Bien sûr que le monde aime moquer le christianisme. C'est une cible facile, elle ne se défend pas.
Tant que le diable sera libre d'aller et venir à sa guise, il continuera de chercher à ridiculiser
celui qui l'a vaincu et qui a détruit la mort, et il a beaucoup d'alliés pour l'assister.
Mais être choqué ou scandalisé ne sert à rien.
Si on veut vraiment réagir, alors c'est dans la vie intérieure que ça se passe,
pas sur les réseaux sociaux.
Efforçons-nous d'être toujours plus fidèles aux enseignements du Seigneur.
Chassons le péché loin de nous, ne collaborons pas avec lui, résistons aux tentations.
Aimons Dieu par-dessus tout et traitons tout le monde comme nous aimerions être traités nous-même.
Nous savons qui a déjà gagné cette bataille, de toutes façons.
La seule chose qui compte, c'est que nous suivions le Christ,
et non pas passer nos journées à déplorer les gesticulations ridicules de ceux qui le détestent.
La messe du dimanche n'est pas une contrainte imposée aux croyants, mais une aide.
Sans elle, il est difficile d'avoir une foi qui ne dévie pas du dépôt sacré confié par le Christ.
Sans elle, on ne reçoit pas, d'une façon physique, le sacrement qui nous aide à tenir bon.
Sans elle, on ne voit pas la communauté, et elle ignore parfois complètement notre existence.
Il est bon de se retrouver, en famille, devant notre Dieu, le dimanche :
c'est la préfiguration de ce que sera la Vie Éternelle, ça serait dommage de s'en priver.
Revendiquer le fait d'être chrétien ne fait de personne un saint ipso facto.
Que l'on aime le Christ, que l'on soit fidèle à son Église, et même que l'on pratique, soit.
Mais ça n'élimine pas, comme par miracle, les défauts ni les péchés de chacun.
C'est un chemin, et tout le monde n'est pas à la même distance du Christ, inévitablement.
J'aime bien le principe du surf.
Quand arrivent des vagues énormes, dans lesquelles il serait dangereux de se baigner,
les surfeurs, au lieu de s'en plaindre ou de lutter contre elles,
s'en servent pour s'amuser et faire le plein de sensations fortes.
Il me semble que l'on peut faire pareil avec la vie.
On peut trouver, dans toutes les situations, des aspects positifs ou bénéfiques.
Enfin, à condition de ne pas se braquer, d'accepter de penser en dehors de ses habitudes,
et de chercher ce que l'on pourrait bien en tirer de bon.
Il n'y a pas de paix sociale possible sans justice.
Si les innocents ne sont pas protégés efficacement
et n'ont pas non plus droit à l'auto-protection;
si leurs biens peuvent leur être retirés par n'importe qui
sans qu'ils aient le droit de les défendre et sans punition pour les voleurs,
il ne faut pas s'attendre à vivre dans un pays de paix et d'amour.
Là où la justice périclite, la haine et le ressentiment fleurissent librement.
Oh, il ne faut jamais sous-estimer l'attrait du pouvoir,
qui est la pire tentation à laquelle est soumise l'humanité,
car c'est la tentation qui mange de l'intérieur le diable lui-même.
Il suffit de voir tous ces ancêtres qui veulent s'accrocher à telle ou telle présidence.
Mais ce serait une erreur de croire que ça ne concerne que les païens et les sans-Dieu.
Personne n'est immunisé contre cette attraction, et le fait de la revêtir d'atours religieux
la rend juste plus insidieuse et plus dangereuse, ça n'en fait pas une vertu pour autant.
Quand on dit que "personne n'est indispensable", on est tout prêt à le croire.
Pour les autres.
Mais rarement, sincèrement, pour soi-même.
Centrer sa vie sur le Christ, ce n'est pas réservé aux curés et aux bonnes soeurs.
Ça concerne toute l'humanité, parce que nous sommes tous mortels,
et que ce que l'on appelle le paradis, c'est son royaume, c'est chez lui.
Autant dire que, pour y aller, il faut le connaître, l'aimer et faire ce qu'il nous a demandé.
Alors après, qu'il y ait des priorités dans la façon de suivre son commandement, d'accord.
Que ceux qui lui ont consacré leur vie cherchent en priorité à aimer Dieu, mais aussi leur prochain.
Que ceux qui ont une autre vocation cherchent en priorité à aimer leur prochain, mais aussi Dieu.
Le seul prêtre de l'Église Catholique, stricto sensu, c'est Jésus Christ.
C'est lui, le bon pasteur dont il faut s'approcher pour qu'il nous garde.
C'est de lui que vient le pouvoir, à ceux qu'il a ordonnés et à leurs successeurs,
d'intercéder devant Dieu.
Sans lui, ceux qui ont à leur tour reçu l'ordination sacerdotale ne pourraient rien faire.